Marie-Louise-Élisabeth, fille de Chrétien François de Lamoignon de Basville, garde des sceaux de France en 1787, naît à Paris le 3 octobre 1763, dans l’hôtel particulier des Lamoignon, et fait partie de la haute noblesse française.

Elle est baptisée le jour même à l’église Saint-Sulpice. Louise-Élisabeth est proche de sa grand-mère, Madame Berryer, qui reçoit la famille dans son château de Thubeuf en Normandie et qui veille à la piété de sa petite-fille, tout en lui donnant des précepteurs de qualité. La fillette est influencée par Bourdaloue qui est le directeur spirituel de la famille. Elle n’oubliera jamais les grâces reçues de sa première communion, à l’âge de huit ans.

Marie-Louise-Élisabeth épouse, en la chapelle de l’hôtel Lamoignon, en février 1779, Édouard François Mathieu Molé, conseilleur au Parlement de Paris, issu d’une famille de grands magistrats. Ils auront cinq enfants dont deux atteignent l’âge adulte. Madame Molé forme, grâce à M. de Pancemont, nouveau curé de sa paroisse Saint-Sulpice, un groupe de dames pour secourir la pauvreté du quartier pendant le dur hiver 1788-1789. Au cours d’une retraite, elle sent l’appel du Christ.

Puis la Révolution survient, la famille reste en France, malgré un court intermède à Bruxelles en 1791. Le comte et la comtesse Molé de Champlâtreux sont de retour en janvier 1792 pour se mettre en règle avec la loi du 9 novembre 1791 sur les émigrés. Ils sont cependant arrêtés et enfermés à la Conciergerie. Madame Molé est libérée à cause de son état de santé, mais son mari, homme intègre et charitable, est guillotiné, le jour de Pâques 1794. Madame Molé est profondément affectée par l’exécution de son mari et la mort de sa fille de quatre ans en 1794 et songe à entrer dans un ordre contemplatif. Elle a trente ans, et renouvelle son pacte avec la Croix du Christ. Elle est expulsée de chez elle. Elle ne retrouve sa propriété de Méry-sur-Oise que l’année suivante. Elle perd son frère qui combat contre la Convention thermidorienne en Bretagne en 1795. C’est une nouvelle épreuve.

Elle est cependant dissuadée, à cette époque, d’entrer en religion par son confesseur, M. de Pancemont, avec qui elle correspond clandestinement et qui, revenu d’exil est devenu évêque de Vannes, l’encourage plutôt à fonder quelques années plus tard une congrégation religieuse, la congrégation des « Sœurs de la Charité de Saint-Louis », le 25 mai 1803. Le Concordat est entré en vigueur depuis quelques mois, et la liberté religieuse peut s’établir en France. Madame Molé s’installe à Vannes avec quelques compagnes et sa mère, Madame de Lamoignon, dans un premier couvent acheté par elle, près du port de Vannes. Ses deux enfants étant « établis », elle y ouvre des classes pour les fillettes de familles pauvres.

Elle prononce ses vœux sous le nom de Sœur Saint-Louis (Mère Saint-Louis lorsqu’elle devient supérieure de la Congrégation) et les vocations affluent. Elle y anime notamment un atelier de dentelle et de tissage du coton.

Lorsque Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) vient sacrer Napoléon Ier, il bénit la fondatrice et ses compagnes. Une nouvelle épreuve crucifiante survient en 1807, lorsque Mgr de Pancemont meurt d’une attaque d’apoplexie. Une nouvelle maison de charité ouvre en 1808 à Auray, dans l’ancien couvent des cordelières, puis fonde un noviciat séparé en 1810. La congrégation est reconnue civilement par une ordonnance royale, en 1816. En 1824, elle achète l’ancien couvent de Saint-Gildas de Rhuys pour y ouvrir une école gratuite et une œuvre de retraites.

Mère Saint-Louis quitte, à Vannes, sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 4 mars 1825, serrant sur son cœur le crucifix qui ne la quittait pas depuis ses jeunes années. Au décès de la Fondatrice, la Congrégation compte une cinquantaine de religieuses. Elles désirent vivre selon son esprit et porter aux déshérités l’amour de Dieu qui les habite. L’œuvre de Mère Saint-Louis s’est poursuivie en France, et dans d’autres pays : Angleterre, Canada, États-Unis, Haïti, Madagascar, Mali, Sénégal, Martinique, Mexique de sorte qu’on peut dire que sa Congrégation a pris une dimension internationale.

Le procès diocésain de béatification débute en 1959, le diocèse de Vannes déposant le dossier à Rome en 1962.

Déclarée vénérable par Saint Jean-Paul II, le 16 janvier 1986, Louise-Elisabeth de Lamoignon, épouse Molé de Champlâtreux (Mère Saint-Louis), a été proclamée bienheureuse le 27 mai 2012, en la solennité de Pentecôte, sur l’esplanade du port de Vannes, par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger).

Une première en Bretagne !

Il est le deuxième des treize enfants du Grand-Duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand. Il a treize ans quand son père lui commande d’aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu’il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. « J’ai en vue », écrit-il alors, « une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide ». Régent de Pologne en l’absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu’on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait voeu de chasteté et ses médecins lui proposaient de l’abandonner comme étant le meilleur moyen de guérir: « Plutôt mourir que de commettre le péché. » Au milieu d’une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense. Il est le patron de la Lituanie, mais la Pologne ne l’oublie pas dans ses prières.
Mémoire de saint Casimir, fils du roi de Pologne, prince que le zèle pour la foi, la chasteté, la pénitence, la bonté envers les pauvres et la dévotion envers l’Eucharistie et la Vierge Marie ont rendu célèbre. Atteint de phtisie, il mourut saintement, à l’âge de vingt-six ans, au château de Grodno, à Vilnius en Lituanie, l’an 1484.
Le prince royal ne peut rien faire de plus noble que de servir le Christ caché dans les pauvres. En ce qui me concerne, je ne veux que servir les plus pauvres d’entre les pauvres.

source : evangelizo.org

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