Ce que les peuples de l’Amazonie « attendent de l’Église c’est ce qu’ils attendent du Christ », affirme le cardinal Jean-Claude Hollerich S.J., archevêque de Luxembourg et président de la COMECE, la Commission des épiscopats européens : « Et nous ne pouvons pas laisser ces peuples indigènes sans réponse, sans leur marquer notre profonde solidarité comme frères et comme sœurs en Christ. »

Le cardinal Hollerich a indiqué au micro de Radio Vatican (Hélène Destombes, Vatican News du 9 octobre 2019) que les exposés des pères synodaux de ces deux premiers jours du synode ont porté sur des « nouveaux chemins de pastorale, mais aussi de tout l’environnement » en parlant .

Les peuples indigènes, a dit le cardinal, « ce sont les plus fragiles, les plus fragilisés », ils « vivent dans une précarité ». Plusieurs d’entre eux, « viennent d’être chassés de leurs territoires par les feux qui ne sont pas là par hasard ».

L’Église est appelée à être leur porte-parole devant les institutions, mais, a-t-il souligné, « en même temps que l’Église parle … pour eux » il faut « que l’Église puisse ouvrir des espaces pour qu’ils parlent pour eux eux-mêmes ».

Au cours de réunions du synode, le cardinal a « réussi de saisir mieux les problèmes de la région de l’Amazonie en écoutant ». « C’est un peu fatigant, parce qu’il faut vraiment écouter, a-t-il avoué. Écouter est un acte de volonté, mais je suis très-très heureux de pouvoir participer à ce synode, est pour moi maintenant c’est être à l’écoute pour pouvoir intervenir moi-même. »

« J’ai un sentiment de gratitude, a poursuivi le président de la COMECE, parce que les gens parlent librement et ils parlent de tout ce qu’il y a sur leurs cœurs de pasteurs, et il y a une plus grande liberté qu’en Europe, j’ai l’impression. Les gens sont plus libres dans leurs échanges et ça nous fait du bien. »

Source: Zenit

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